équilibres déséquilibres écologiques
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Equilibres et déséquilibres écologiques

Notions à connaître

  • Le biotope correspond à un milieu de vie délimité géographiquement dans lequel les conditions écologiques (température, humidité, lumière, sol, air) sont homogènes, bien définies, et suffisent à l’épanouissement des êtres vivants qui y résident (appelés ), avec lesquels ils forment un . Une mangrove, un étang, une dune, une , une plage sont autant de biotopes.

Les biotopes se caractérisent par un ensemble de paramètres hydrologiques, géologiques, chimiques, climatiques et géographiques offrant un environnement parfois particulier, duquel certaines peuvent dépendre totalement. C’est pourquoi, dans des mesures de préservation d’espèces, il est nécessaire de protéger au préalable le milieu de vie.

De façon évidente, un biotope particulier, bien qu’autonome, est en interrelation avec les milieux voisins, avec lesquels il échange de la organique et minérale ou de la par exemple. https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/environnement-biotope-106/ ;

Ensemble, la biocénose (le vivant) et le biotope (non vivant) forment un écosystème.

Exemple de la place d’un végétal dans un écosystème de montagne – La gentiane acaule

Le Guide illustré de l'Ecologie - ed.Delachaux et Niestlé
  • Régulation : prélèvement judicieux exercé par l’homme sur une population en l’absence de prédateur naturel. Ce prélèvement implique une bonne connaissance de l’effectif d’une population qui peut se mesurer par l’abondance et la densité, de la structure et de la croissance d’une population, la répartition spatiale des individus. L’abondance d’une population correspond au nombre d’individus présents sur un milieu donné. Elle n’est presque jamais connu mais peut être approché sur de très petits échantillons. La densité correspond au nombre d’individus par unité de surface ou de volume. Cette indication est importante car elle donne une indication sur l’action d’une espèces dans son écosystème. La structure d’une population est le nombre de mâles/femelles, jeunes/adultes (pyramide des âges). La croissance d’une population correspond à l’évolution du nombre d’individus sur une période de temps. La répartition spatiale est la répartition des individus sur un espace donné. Source : Le guide illustré de l’écologie – Delachaux et Niestlé – Bernard Fischesser, Marie-france Dupuis-Tate. p.222-223
  • Colonisation : en biologie, une colonisation est le processus dans lequel une espèce se propage dans de nouveaux habitats. Le terme est généralement utilisé quand cette dernière se répand par des moyens naturels et de manière spontanée, par opposition à une espèce introduite (du fait de l’homme) et qui peut devenir dans certains cas une espèce envahissante. https://fr.wikipedia.org/wiki/Colonisation_(biologie)
  • Eutrophisation : processus par lequel des nutriments s’accumulent dans un milieu et/ou un habitat aquatique ou terrestre et déséquilibre un écosystème. Pour un milieu aquatique, cette détérioration se fait par la prolifération de certains végétaux, en particulier des planctoniques. La cause peut être le rejet d’origine anthropique de nitrates (engrais azotés par exemple), de (lessives par exemple) et de organiques. Les conséquences sont variables et nombreuses : prolifération des algues planctoniques et de certains types de , modification des caractéristiques et chimiques de l’eau, disparition ou forte réduction du nombre d’animaux et de certains végétaux, réduction de la teneur en , etc. https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/developpement-durable-eutrophisation-4617/
  • Activités humaines :

Exemples d’influence négative de l’homme sur la biodiversité :

  • introduction d’une espèce dans un milieu naturel
  • chasse intensive
  • consommation de viande
  • déforestation

Influence positive :

  • réintroduction d’une espèce
  • création de récifs artificiels
  • création de PN, PNR et de RN
  • organisations caritatives et associations

 

  • Espèces invasives : espèces s’étant établie et se reproduisant naturellement dans un domaine géographique dont elle n’est pas originaire et qui devient un agent de perturbation et nuit à la biodiversité.

  • Espèce endémique : une espèce est qualifiée d’endémique si cette espèce s’est différenciée au cours de l’évolution dans des aires restreintes et y sont restées strictement localisées. 
  • Niche écologique : place occupée par une espèces dans un écosystème. Portion de l’univers physique et biologique avec laquelle une espèce est en relation directe. 
  • Concurrence écologique : 2 espèces occupent la même niche.

 

  • Parasitisme : Interaction entre 2 organismes dont l’un vit aux dépens de l’autre (dénommé hôte) mais sans entrainer systématiquement sa mort. Dans ce dernier cas, on parle de parasitoïde qui se développe à l’intérieur d’un hôte en dévorant progressivement ses organes. Les organismes qui ne sont pas parasités sont qualifiés de « libres ».
  • Commensalisme : association de deux organismes dont l’un, le commensal, tire partie de l’autre, l’hôte, pour s’abriter, se nourrir ou se déplacer sans que celui-ci en souffre ou en tire un profit. Le commensalisme est une exploitation non-parasitaire d’une espèce vivante par une autre espèce.
  • Symbiose : association à bénéfice réciproque de deux organismes appartenant à des espèces différentes incapables de vivre l’un sans l’autre.  Les organismes sont qualifiés de symbiotes.

Source : « Le Guide illustré de l’Ecologie » de Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate – ed. Delachaux et Niestlé. Je vous recommande d’ailleurs cet ouvrage si vous souhaitez en savoir plus sur l’écologie.