L’Ours

L’ours brun (Ursus arctos)

Classification (Classe, Ordre, Famille) : Mammifères, Fissipèdes, Ursidae

Critères de détermination du sexe

L’Ours brun présente un fort dimorphisme sexuel. Son poids varie entre 70-130 kg pour les femelles, 150-240 kg pour les mâles. Dans les Pyrénées, en général, la couleur de la robe est plutôt claire sur les flancs, foncée et même noire à l’extrémité des membres et sur le museau. Le pelage est habituellement très sombre en milieu d’automne. Il s’éclaircit en été.

L’ ours « Papillon »

Caractères biologiques de l’ours
Régime alimentaire
L’Ours Brun est un omnivore opportuniste à nette dominante végétivore. Dans les Pyrénées, la fraction d’aliments d’origine végétale représente 80 % des composants des fèces. Elle comprend plus d’une trentaine d’espèces. Les baies jouent un rôle important, elles représentent ici, à elles seules, plus de 30 % d’occurrence et d’abondance des restes retrouvés annuellement dans les excréments.

L’Ours Brun est un omnivore opportuniste à nette dominante végétivore. Dans les Pyrénées, la fraction d’aliments d’origine végétale représente 80 % des composants des fèces. Elle comprend plus d’une trentaine d’espèces. Les baies jouent un rôle important, elles représentent ici, à elles seules, plus de 30 % d’occurrence et d’abondance des restes retrouvés annuellement dans les excréments.

Crotte d’ours

La fraction carnée représente 20 % des composants des laissées, dont 10 % d’insectes (fourmis, guêpes, abeilles, etc.) et 10 % de mammifères. Ces derniers se répartissent ainsi : 4/5ème de bétail domestique (ovins, caprins essentiellement) et 1/5ème de mammifères sauvages (suidés, cervidés essentiellement).

Le régime alimentaire varie en fonction des saisons.

Au printemps, l’ours consomme surtout des végétaux herbacés (pousses de graminées et ombellifères) et occasionnellement des cadavres de grands animaux.

A partir de la fin du printemps et du début de l’été, il consomme des insectes coloniaux, essentiellement d’hyménoptères, Fourmis, VespidaeApidae.

Vers la mi-juillet, les ours montrent une nette préférence pour les fruits charnus (Vaccinium myrtillus, Rubus fructicosusR. idaeus) qu’ils consomment en alternance plus ou moins marquée avec les animaux domestiques (ovins, caprins), en fonction de leur disponibilité.

En début d’automne, la consommation protéique s’estompe au profit d’aliments énergétiques (glucidiques et lipidiques) comme les baies puis les fruits secs (faines, glands, châtaignes…).

En hiver il s’alimente pas ou peu.

Activité
En Europe, l’ours brun est principalement nocturne. On observe deux pics d’activité au cours d’un nycthémère, l’un au crépuscule et pendant la première moitié de la nuit, l’autre à l’aube entre 5h et 8h. Cependant le rythme journalier peut varier en fonction des saisons et des conditions météorologiques. Ainsi les périodes d’activité peuvent s’étendre pendant la journée au printemps et à l’automne lors de la période d’hyperphagie.

Dès la mi-novembre, les ours réduisent toutes leurs activités avant de rentrer en léthargie dans la tanière hivernale. A partir de la mi-mars on assiste à la sortie de tanière et à la reprise d’activité.

Entre les mois de mai et juin, période du rut, les mâles effectuent des déplacements très importants. A partir de la mi-juillet, dès l’apparition des baies, l’activité alimentaire s’intensifie et se prolonge jusqu’à la fin du mois d’octobre, période d’hyperphagie pendant laquelle l’ours accumule des graisses. A partir de la fin octobre début novembre, la période de pré-hibernation commence. Elle se traduit par la recherche du site de tanière, puis l’aménagement de celle-ci, ce qui entraîne une forte diminution des déplacements.

Reproduction et survie

L’ours est une espèce polygame. La maturité sexuelle est en moyenne atteinte entre 4-5 ans, parfois 3.5 ans chez les femelles lorsque les conditions trophiques sont favorables, et 5-6 ans chez les mâles. Généralement, la femelle donne naissance à 1-3 oursons par portée.

Dans les Pyrénées, la taille des dernières portées de la souche autochtone était de 1 (observations 1991 à 2001), celle de la souche slovène réintroduite est de 2 jeunes en moyenne. Le taux de fécondité est estimé entre 0,43 et 0,70 selon les régions. Le taux de survie chez les oursons varie entre 56 et 85%. Au delà de 2 ans, le taux de survie annuel est le plus souvent supérieur à 90%. Dans les conditions naturelles, la durée de vie est comprise généralement entre 20-30 ans, alors qu’en captivité elle peut parfois dépasser 40 ans.

Je vous invite à lire la suite sur le site de l’ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) en suivant le lien ci-dessous

Source : Oncfs – L’Ours

2 Comments

  • Clément Répondre

    Bonjour,
    et merci pour ce site bien pratique.
    Sauf erreur, le terme « fissipède » est un taxon qui n’est plus utilisé. L’ours ferait plutôt parti de l’ordre des carnivores. Ce qui porte un peu à confusion, vu que son régime alimentaire est omnivore… Confirmes-tu?
    Il y a un peu le même genre de paradoxe avec le hérisson, qui est omnivore, mais appartient à l’ordre des insectivores (même si le taxon insectivores est considéré par certains comme désuet, d’autres ont l’air de l’utiliser encore).
    Pour le renard, qui est un carnivore, peut on dire que son régime alimentaire est omnivore, étant donné qu’il peut manger un peu de fruits, voire de l’herbe?
    Pour le tétra, la perdrix et le lagopède, je ne sais pas trop comment qualifier leurs régimes alimentaires. Plutôt herbivore, mais par exemple la perdrix à l’air de surtout manger des graines, donc on pourrait la dire granivore…, mais elle peut aussi manger des invertébrés, donc serait elle en fait omnivore? Même problème pour le lagopède, qui mange surtout des végétaux, mais peut aussi manger insectes et larves. Si tu pouvais m’éclairer, j’apprécierais beaucoup.
    Merci encore.

    • admin Répondre

      Bonjour Clément,je comprends tes interrogations qui sont très légitimes. Cependant, je pense que pour le qcm du proba, il faut rester dans les informations générales et garder la classification la plus commune.

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