Mémento météorologie

Ce qu’il faut retenir pour le QCM

Les nuages

Cirrus : nuages à développement horizontal. nuages les plus élevés (altitude de 6 à 13 km). Dans les cirrus, des altitudes les plus élevées au moins élevées on trouve: les Cirrus – les Cirrostratus (forment un halo autour du soleil) – les Cirrocumulus (ciel pommelé).

Stratus : nuages à développement horizontal. Associés à la mer de nuage. Peut être cirrostratus à altitude élevée ou alto-stratus à altitude moyenne (2 à 6km).

Cumulus : nuages à développement vertical (instabilité orageuse). Peut être cirrocumulus à altitude élevée, altocumulus à altitude moyenne (Ac lenticulaire ; Ac mamma (risque d’averse)), stratocumulus à altitude inférieure (0 à 2km) (beau temps).

Cumulonimbus : nuage d’orage.

Foehn: un air chaud et humide vient heurter une chaine de montagnes. Il va s’élever le long de ses parois en se refroidissant, et former des nuages par condensation.Ces nuages vont former une barre ou mur de foehn sur le haut du versant au vent et sur la crête. Lorsque ces nuages seront suffisamment chargé en gouttelettes d’eau, la pluie va tomber sur le versant au vent. Une fois la crête franchie, ces nuages ne seront plus chargés d’humidité. L’air qui va redescendre de la montagne va se réchauffer (car il se comprime), et perdre le peu d’humidité qui reste en s’évaporant. Il n’y aura plus de nuages et l’air sera devenu chaud et sec.

Les préfixes « alto » signifie de moyenne altitude, et « cirro » de haute altitude.

Dépression/Anticyclone 

Dans l’hémisphère Nord, le vent souffle dans le sens des aiguilles d’une montre autour d’un anticyclone et dans le sens inverse des aiguilles d’une montre autour d’une dépression. Dans l’hémisphère Sud c’est l’inverse.

A l’approche d’une dépression, le baromètre baisse et c’est signe de mauvais temps. A l’approche d’un anticyclone, le baromètre monte et c’est signe de beau temps.

Isobares : sont des lignes imaginaires qui joignent des points à la même pression atmosphériques. Hautes pressions = anticyclone. Basses pressions = dépression.

Perturbation : état de l’atmosphère caractérisé par des vents  violents et des précipitations.

Altimètre/Baromètre

Plus on monte en altitude, moins l’air est dense et plus la pression baisse.

A une altitude fixe, si l’altimètre indique une altitude supérieure à l’altitude réelle c’est que le pression a baissé, donc que le temps va se dégrader.

Inversement, si l’altimètre indique une altitude inférieure à l’altitude réelle, c’est que la pression est montée, donc le temps va vers le beau.

Moyen mnémotechnique : Baisse – Beau ; Monte – Mauvais.

Si le temps est stable, l’altimètre indiquera l’altitude réelle du point de stationnement.

Pour être sûr d’avoir la bonne altitude sur son altimètre, il faut le recaler régulièrement grâce aux points caractéristiques dont l’altitude est donnée sur la carte.

L’orage

L’orage est dangereux pour le randonneur. L’orage le plus dangereux en montagne est l’orage isolé qui éclate localement en fin d’après-midi ou en soirée sur le relief.

Un orage peut survenir en toute saison.

Les orages sont des phénomènes météorologiques très fréquents en montagne, spécialement en été et au cours des journées chaudes. Certains types d’orages se créent très rapidement même si, au début, le ciel est limpide.

Lorsqu’un orage se manifeste, éloignez-vous des reliefs, des crêtes et des cours d’eau, ne vous abritez pas dans des couloirs ou des chemins rocheux, éloignez-vous des arbres isolés et des arêtes ou sommets (pylônes, poteaux, masses de rochers isolées particulièrement élevées…). Descendez vers la vallée et cherchez un abri au sec.

Si vous êtes surpris par un orage et que vous êtes en groupe, marchez en maintenant une distance d’une dizaine de mètres les uns par rapport aux autres (ne marchez pas en vous tenant par la main) et cherchez un abri. Isolez-vous du sol au moyen du sac à dos, de la corde ou de tout autre objet ne faisant pas office de conducteur d’électricité et débarrassez-vous de tout élément métallique; n’allumez pas de feu (il pourrait attirer une décharge électrique) et attendez que l’orage passe: un orage dure  en moyenne une heure.

Afin de limiter le plus possible le risque d’être atteint par la foudre, respecter également les règles suivantes:

– informez-vous toujours auprès des services des guides de montagne sur les conditions des itinéraires et les prévisions météorologiques, si vous ne l’avez pas déjà fait en partant de chez vous;

– si vous remarquez dès le matin des nuages caractérisés par un développement vertical, il est probable que des orages éclatent au cours de la journée; plus le brouillard et la sensation de moiteur dans les vallées sont élevés et plus cette probabilité augmente;

– pour prévoir le déplacement d’orages ayant déjà éclatés, observez dans quelle direction se dirige la partie la plus élevée du cumulonimbus (nuage caractéristique en forme d’enclume);

– la nuit, les éclairs sont visibles à des dizaines de kilomètres de distance, tandis que si l’on entend le tonnerre, cela signifie que l’orage se trouve à quelques kilomètres de nous: un intervalle d’environ 10 secondes entre l’éclair et le tonnerre signifie que vous trouvez à une distance d’environ 3 kilomètres de l’orage (calculez nombre de secondes x 340 m);

– rappelez-vous qu’un orage dure environ une heure et que la phase la plus intense dépasse rarement une demi-heure: en conséquence, cherchez un abri dès les signes avant-coureurs de l’orage (par exemple, à l’intérieur des grottes et non pas à leur entrée) et attendez que les phénomènes s’atténuent;

– ne restez pas à proximité des torrents: ils grossissent rapidement et peuvent s’avérer très dangereux;

– un éclair peut être dangereux non seulement s’il nous frappe directement mais également à cause de ce que l’on appelle la « tension de pas »: le courant reste sur la surface du sol et diminue d’intensité en s’éloignant du point de chute; il est donc important de ne toucher le sol qu’en un seul point, par exemple en sautillant ou en restant accroupis avec les pieds serrés (la différence de potentiel entre le sol sous un pied et l’autre peut s’avérer dangereux); évitez de vous allonger ou de vous appuyer sur la roche;

– le courant généré même par un coup de foudre de faible intensité, peut être suffisant pour provoquer un arrêt respiratoire ou cardiaque, des brûlures cutanées et des contractions involontaires des muscles pouvant générer de brusques mouvements incontrôlés ou, même, des fractures des os. Les coups de foudre de forte intensité sont généralement mortels.

Les personnes foudroyées ne sont pas chargées d’électricité et on ne court donc aucun risque lorsqu’on leur porte secours. 80% des victimes d’un coup de foudre survivent: la respiration bouche-à-bouche et le massage cardiaque peuvent leur sauver la vie!

2 Comments

  • Marie Pervanche Répondre

    Help! Selon d’autres sources, le Foehn serait un air chaud et SEC qui devient humide en s’élevant… qu’en pensez vous?

    • admin Répondre

      Bonjour Marie, effectivement le Foehn est un air chaud et sec mais seulement lorsqu’il se retrouve en aval de la barrière montagneuse qu’il vient de franchir, car il s’est déchargé de son humidité en amont, sur le versant au vent.
      Ce n’est pas un air chaud et sec qui devient humide en s’élevant.
      L’effet de foehn s’obtient lorsqu’un air chaud et humide se heurte à une montagne. Pour contourner l’obstacle, l’air s’élève, en s’élevant il se refroidit. L’air chaud peut contenir plus d’humidité que l’air froid. Un air à 30° peut contenir jusqu’à environ 30g d’eau sous forme gazeuse (invisible), un air à 10° peut en contenir au maximum environ 10g sous forme gazeuse. Concrètement, ça signifie que si un air à 30° contenant 30g d’eau se refroidit à 10°, et donc ne peut plus contenir que 10g d’eau, que deviennent les 20g d’eau de différence, et bien ces 20g se transforment en eau liquide (condensation), c’est à dire en nuage. C’est le principe de formation des nuages.
      L’air chaud et humide qui vient se heurter à la montagne, va donc s’élever, se refroidir, son humidité va se condenser, il va y avoir formation de nuages sur le versant au vent. Si les nuages sont suffisamment chargés en eau, il va y avoir des précipitations. Une fois la crête de la montagne franchie, l’air va redescendre pour retrouver sa trajectoire, en redescendant il va se réchauffer. Il aura perdu une grande partie de son humidité sous forme de précipitations, et le restant d’humidité va s’évaporer, c’est à dire retrouver sa forme gazeuse, donc invisible. Il n’y a plus de nuages et l’air et chaud et sec.
      Un air sec ne devient pas humide en s’élevant.
      Je vois ton adresse mail « vinca6… », es tu de Vinca dans les pyrénées Orientales??
      sinon j’espère que mon explication est suffisamment claire et que j’ai répondu à ta question..)

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