Mémento Géologie

 

Les principales roches et principaux massifs

Grés : roche sédimentaire détritique (composée de débris issus de l’érosion d’autres roches), issue de l’agrégation et de la cimentation de grains de sable.  Il peut s’agir d’une roche cohérente et dure. Ces grains sont souvent composés de silice (quartz, et parfois même de grains de feldspath et de micas noirs), mais ils peuvent avoir d’autres compositions.

Granite : roche magmatique plutonique cristalline. Le granite est le résultat du refroidissement lent, en profondeur, de grandes masses de magma qui remontent à la surface de l’écorce terrestre. Ils affleurent ensuite en surface grâce au jeu de l’érosion qui a décapé les roches sus-jacentes. Ses minéraux constitutifs sont principalement du quartz, des micas (biotite ou muscovite), des feldspaths

Calcaire : roche sédimentaire d’origine biologique, qui se dissout, tout comme les grès ou les gypses, facilement  dans l’eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3 mais aussi de carbonate de magnésium MgCO3. Lorsque la roche comporte une proportion non négligeable d’argile, on parle plutôt de marne. Il se forme par accumulation, au fond des mers, à partir des coquillages et squelettes des micro-algues et animaux marins. C’est en France, en Suisse et en Belgique la roche la plus courante qui compose autant des montagnes (Alpes, Jura, Pyrénées) que des plaines (Champagne), bassins (Bassin parisien) ou des plateaux (Ardenne). Le calcaire est reconnaissable par sa teinte blanche et généralement la présence de fossiles. Il est la base de nombreux matériaux.

Schiste : peut être une roche sédimentaire argileuse ou une roche métamorphique issue de la transformation d’argile (ardoise). Elle a un aspect feuilleté et se débite en feuillet. On dit qu’elle présente une schistosité.

Marne : roche calcaire mélangée à des argiles. Sédimentaire.

Basalte : roche magmatique volcanique ou éruptive issue d’une lave refroidie rapidement. Roche basique.

Roches sédimentaires : proviennent de l’accumulation de sédiments qui se déposent le plus souvent en couches ou lits superposés, appelés strates. Elles résultent de l’accumulation de sédiments divers, c’est-à-dire d’éléments solides (clastes : morceaux de roches ou fragments minéraux, débris coquilliers…) et/ou de précipitations à partir de solutions (elles-mêmes constitutives ou à l’origine de ciments, souvent intercalaires entre grains, particules ou clastes).

Les principales catégories de roches sédimentaires sont les roches détritiques, les plus abondantes, les roches biogènes ou physico-chimiques, mettant en jeu des équilibres chimiques dans des conditions de température et de pression externes, que ce soit à la surface des continents ou au fonds des mers ou des océans.

Elles sont dites roches exogènes, c’est-à-dire qui se forment à la surface de l’écorce terrestre.

Les roches sédimentaires affleurent sur 75 % de la surface des continents, mais en considérant l’ensemble de la croûte terrestre (depuis la surface jusqu’à 35 km de profondeur sous un relief plat), elles ne constituent plus que 5 % de son volume total.

Roches métamorphiques : roches dont la formation a pour origine la transformation à l’état solide des roches sédimentaires, magmatiques ou encore métamorphiques, en raison des modifications des paramètres physico-chimiques du milieu dans lequel elles évoluent (notamment la pression et la température). Cette transformation, désignée sous le terme de métamorphisme, se traduit par une modification de la texture, de l’assemblage minéralogique à l’équilibre ou de la composition chimique de la roche. La roche originelle d’une roche métamorphique est appelée le protolithe.

Refroidissement rapide : processus qui intervient lorsque le magma remonte rapidement en surface au cours d’éruption volcanique. Les roches ainsi formées sont des roches magmatiques volcaniques ou basaltes.

Cristallisation lente : processus qui intervient lorsque le magma remonte lentement à la surface dans des « bulles » (appelés « plutons ») et le refroidissement lent les fait cristalliser. Ce sont les roches magmatiques plutoniques (granite).

Sédimentation : processus dans lequel des particules de matière quelconque cessent progressivement de se déplacer et se réunissent en couches. En géologie, on dit que les sédiments se disposent en strates.

Les mécanismes qui régissent la sédimentation marine sont liés à la production des particules minérales (d’origine détritique ou chimique) ou biologiques (issus des organismes vivants) qui vont en grande partie se déposer sur les fonds océaniques. Les matériaux sédimentaires arrivent à l’océan sous forme solide ou sous forme d’éléments chimiques dissous dans l’eau.

 

Origine de la formation des massifs

Massif Central et Vosges formés à l’ère primaire, lors du plissement Hercynien.

Pour le Massif Central : ensuite érosion et dépôt de sédiments au secondaire (Causses=plateaux calcaires). Massif rajeuni par le plissement provoqué par  l’orogenèse des Alpes (au tertiaire), ce qui soulève ses bordures orientales et méridionales. Ce plissement provoque des fractures et remontée du manteau supérieur ce qui engendre un volcanisme important : chaine des Puy (quaternaire). Aubrac=plateau basaltique

Massif où dominent les roches du socle hercynien (granite, gneiss, schistes)

Alpes, Pyrénées, Corse : surrection au tertiaire résultant de la collision de plaques continentales (surrection des Pyrénées avant celle des Alpes) mais matériaux soulevés formés bien plut tôt.

Alpes à l’oligocène (35 à 25 millions d’année). Toutes roches présentes (magmatiques, métamorphiques, sédimentaires)

Pyrénées à l’Eocène (65 à 35 millions d’années). Roches métamorphiques, sédimentaires et magmatiques.

 

Les principales formes d’érosion et de dépôts 

Moraine : amas, débris rocheux érodés et transportés par un glacier ou une nappe de glace.

Loess : roche sédimentaire détritique meuble formée par accumulation de limons issus de l’érosion éolienne.

Sables : matériau granulaire constitué de petites particules provenant de la désagrégation d’autres roches dont les dimensions sont comprises entre 63 microns et 2mm.

Argiles : ensemble des minéraux d’une taille inférieure à 2 microns dans une roche.

Limons : formation sédimentaire dont les grains sont de taille intermédiaire entre les argiles et le sable, i.e. entre 2 et 63 microns.

Argiles>Limons>sables

Coulée basaltique : coulée de roche magmatique issue de lave refroidie rapidement.

Pierrier : amas naturel de pierres ; versant recouvert de pierres.

Eboulis : accumulation de fragments de roche réunis par gravité à la base de pentes rocheuses, montagneuses dont ils se sont détachés.

Sédimentation fluviale : processus dans lequel des particules de matière quelconque cessent progressivement de se déplacer et se réunissent en couches au fond d’un fleuve. En géologie, on dit que les sédiments se disposent en strates.

Sédimentation lacustre : processus dans lequel des particules de matière quelconque cessent progressivement de se déplacer et se réunissent en couches au fond d’un lac. En géologie, on dit que les sédiments se disposent en strates.

Sédimentation marine : La nature et le mode de transport des sédiments, le climat, le relief, la répartition des terres émergées, la morphologie, la profondeur du fond des océans, les mouvements des masses d’eau et leur richesse en éléments nutritifs influeront sur leur texture, densité et nature physicochimique. Selon les milieux, étagés suivant la profondeur, on trouve des associations biologiques et des proportions de particules continentales différentes.

L’évolution de ces facteurs et du niveau de la mer au cours des temps géologiques explique les changements de nature pétrographique des couches sédimentaires, où alternent calcaires, marnes, argiles, grès….

Les roches formées par la sédimentation marine, qui peuvent donc être autre chose que du calcairepeuvent se retrouver en montagne suite à la surrection des montagnes à partir de la collision de plaques océaniques et continentales, ou continentales, recouvertes d’eau par le passé, entres elles.

Vallé en U : vallée formée par la descente d’un glacier.

Faille : déformation consistant en un plan ou une zone de rupture le long duquel 2 blocs rocheux se déplacent l’un par rapport à l’autre.

Cluse : (clue) vallée creusée perpendiculairement dans une montagne par une rivière mettant à jour sa structure en anticlinal en créant une gorge ou un défilé encadré par des escarpements.

Falaise : escarpement rocheux en pente forte non couvert par la végétation.

Erosion chimique : dissolution par la pluie, ou par l’eau en général. L’eau est un puissant solvant, elle altère et modifie les minéraux des roches.

Erosion mécanique : sous l’action d’une force physique qui arrache des morceaux de roches plus ou moins gros.

Eclatement dû au gel ou à la chaleur. Usure par frottement : glacier, eau, vent. L’érosion mécanique est particulièrement active dans les milieux froids et/ou arides.

L’érosion par l’eau est mécanique et chimique. Elle est renforcée par la pente.

Erosion éolienne : arrachement de morceaux de roches sous l’action du vent. Les vent attaque les roches en enlevant des particules (déflation, abrasion) ou en polissant les surfaces.

Erosion torrentielle : L’érosion par l’eau est mécanique et chimique. Elle est renforcée par la pente.

Erosion liée aux différences de température : une forte amplitude thermique peut fendre et faire éclater les roches (thermoclastie). Gélifraction : fragmentation de la roche par augmentation du volume d’eau interstitiel de la roche par le gel. Morceaux libérés par le gel : gélifracts.

Erosion liée à la neige : le mouvement de reptation du manteau neigeux entraine les particules superficielles du sol vers le bas des versants.

 

Ères géologiques

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6 Comments

  • Renaud Répondre

    Précision:
    « Basalte : roche magmatique volcanique ou éruptive issue d’une lave refroidie rapidement. »
    Différence entre éruptive et volcanique ?
    Selon: http://www.cosmovisions.com/rocheEruptive.htm
    Donc un granite est une roche volcanique, éruptive, intrusive,
    Alors qu’un basalte est volcanique ET (pourquoi OU ?) éruptive, MAIS effusive… si j’ai bien tout suivi.

    • admin Répondre

      Le OU signifie ici que les 2 termes sont équivalents, on peut employer l’un ou l’autre. Le basalte est une roche volcanique, on peut dire aussi est une roche éruptive, c’est pareil. Ce n’est pas la peine de dire volcanique et éruptive car c’est ici synonyme. Voilà, sinon tu as tout compris!

  • Renaud Répondre

    ok pour les termes.
    Du coup pour le granite tu l’as mis dans ta première question QCM… donc je dirais que bonne réponse Granites = Cristallines et éruptives… ou l’art de la précision scientifique dans un QCM de 30min…

    • admin Répondre

      Je reprends à tête reposée…
      Le basalte est une roche magmatique volcanique (ou éruptive) car elle est les résultats d’une éruption volcanique.
      Le granite est une roche magmatique plutonique (et non éruptive) car formée dans les « plutons » sorte de bulles de roche qui remontent doucement à la surface d’où la cristallisation lente. Le granite n’est pas une roche éruptive. Excuse moi si je n’avais pas fait bien attention à ta question…

  • Renaud Répondre

    Moi je suis bien d’accord avec toi, mais mon lien contredit ça, signalant le granit comme éruptif…éruption lente et souterraine, mais éruption… bref, sans rentrer dans le débat d’experts que nous ne somme pas, je serai bien embêter pour répondre a une question de QCM portant sur ce sujet !
    Merci encore pour ton site, super support pour mes révisions !

    • admin Répondre

      Bon disons qu’il ne faut pas non plus prendre tout ce qu’on trouve sur le net comme argent comptant..
      Et puis, la réponse à la fameuse question du QCM, c’est Prémanon, donc la « maison mère » qui la donne, donc ne soyons pas plus royaliste que le roi!)
      Bonne continuation

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