Mémento écologie générale

Rôle et règlementation de la chasse et des grands prédateurs

Périodes des chasse : dates d’ouverture et de fermeture de la chasse pour chaque espèce sont fixées chaque année par le préfet après consultation du conseil départemental de la chasse et de la faune sauvage. Si l’on prend toutes les espèces confondues, il y a toujours une chasse ouverte entre le 1er juin de l’année X et le 1er mars de l’année X+1.

Permis de chasse : la chasse est extrêmement règlementée. Depuis le 1er septembre 2009, pour obtenir un permis de chasse, il faut passer un examen national délivré par l’office national de la chasse et de la faune sauvage. Ce permis est valable à vie.

En action de chasse, en cas de contrôle, il faut présenter : le titre permanent du permis de chasse, la validation pour l’année cynégétique en cours et une assurance.

ACCA : Association communale de chasse agréée

AICA : Association intercommunale de chasse agréée

 

Espèces chassables :

  • petit gibier de plaine
  • canards, oies
  • corvidés (corbeaux)
  • limicoles (bécasses, vanneaux)
  • oiseaux de passage
  • prédateurs terrestres : belette, fouine, hermine, martre, putois, renard.
  • Grand gibier : cerf, chevreuil, isard/chamois, mouflon, sanglier.
  • Blaireaux
  • petit gibier de montagne : gélinotte, grand tétras, lagopède alpin, lièvre variable, marmotte, perdrix bartavelle, perdrix de montagne, tétras lyre.

Le loup, l’ours et le lynx ne sont pas des espèces chassables.

Le loup est une espèce protégée. Mais il existe des dérogations au statut de protection de cette espèce lorsque la pression de prédation sur les troupeaux devient trop importante. La réglementation prévoit différents degrés d’intervention : dissuasion par effarouchement de l’animal, tir de défense (protection du troupeau) et tir de prélèvement (opération destinée à tuer un loup).

La chasse au lynx est interdite dans l’UE (sauf Estonie)

Statut de l’ours

L’ours brun est protégé par arrêté interministériel du 17 avril 1981 fixant la liste des mammifères protégés sur l’ensemble du territoire, modifié par l’arrêté du 22 juillet 1993 (intégrant les dérogations prévues par la Convention de Berne et la Directive Habitats).

Au niveau de l’Union Européenne :

L’ours brun est protégé par une Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (dite Directive « Habitats »).

L’ours brun :

– est une espèce prioritaire de l’annexe II (espèces animales et végétales d’intérêt communautaire dont la conservation nécessite la désignation de zones spéciales de conservation intégrées dans le réseau Natura 2000) et

– est également en annexe IV (espèces animales et végétales d’intérêt communautaire qui nécessitent une protection stricte).

Dans la plupart des pays européens (dont la France)

L’ours brun bénéficie de la protection de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe du 19 septembre 1979 ou Convention de Berne (exception: Bulgarie, Rép. Tchèque, Finlande, Slovaquie, Ukraine, Turquie).

C’est une espèce non prioritaire de l’annexe II (espèces animales de faune strictement protégées).

Exceptions

La Convention de Berne et la Directive Habitats prévoient des dérogations à la protection de l’ours brun lors de situations exceptionnelles  » à condition qu’il n’existe pas une autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas à la survie de la population concernée, le ministre chargé de la protection de la nature peut :

– après avis du Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN),

– autoriser la capture ou la destruction de spécimens (…) pour prévenir des dommages importants aux cultures ou au bétail, ou dans l’intérêt de la sécurité publique, ou pour assurer la conservation de l’espèce elle-même ».

 

Espèces protégées

Sur le territoire métropolitain et en tout temps (sauf dérogations….)

  • Desman des Pyrénées
  • Hérisson d’Europe
  • Musaraigne
  • Ecureuil roux
  • Castor
  • Campagnol amphibie
  • Hamster commun
  • Genette
  • Loutre
  • Vison d’Europe
  • Loup
  • Chat sauvage
  • Lynx boréal
  • Ours brun
  • Bouquetin des Alpes et des Pyrénées

 

Présence de l’ours :

En France : Pyrénées

En Europe : France, Espagne (Pyrénées), Italie, Autriche, Slovénie (Alpes).

Donc l’ours est présent dans l’arc alpin.

 

Présence du loup

Tous massifs

 

Présence du lynx

Retour depuis les années 70

Vosges (réintroduit)

Jura et Alpes (revenu naturellement)

 

Réserves de chasse

réserves nationale (ou pas) de chasse et de faune sauvage : tout acte de chasse y est interdit.

Toutefois, l’arrêté d’institution de la réserve peut prévoir l’exécution d’un plan de chasse ou       d’un plan de gestion cynégétique si celui-ci est nécessaire au maintien des équilibres biologiques et agro-sylvo-cynégétique.

 

Modes de chasse autorisés

Petit gibier : chasse devant soi, billebaude, battue, chasse aux chiens courants

Grand gibier : battue, poussée silencieuse, chasse à l’affût, chasse à l’approche, chasse aux chiens courants

Grande vénerie (chasse à courre grand gibier)

Petite vénerie (chasse à courre petit gibier)

Vénerie sous-terre (chien accule gibier dans son terrier)

Chasse au vol (avec oiseau de proie)

Chasse à l’arc

Chiens de sang

Modes de chasse interdits

La chasse de nuit est généralement interdite (sauf chasse au gibier d’eau)

Arbalette interdite.

Toute chasse avec des armes ou des instruments de propulsion autres que les armes à feu d’épaule permettant au maximum 3 coups sans réapprovisionner et les arcs.

La chasse n’est pas obligatoirement interdite, voire limitée, dans le coeur d’un PN.

Dans une AOA la chasse reste soumise à la règlementation nationale ainsi qu’aux arrêtés préfectoraux.

 

Régulation naturelle des populations

Méthode de contrôle des naissances

 

Chasse administrative

Face aux atteintes aux biens et aux personnes qui peuvent être causées par des animaux de la faune sauvage autochtone ou invasive, les moyens d’intervention de la puissance publique par la mise en place de battues administratives relèvent soit de la compétence des préfets soit de celle des maires. Traditionnellement présentées comme le dernier recours, les destructions administratives sont désormais fréquentes et communes pour résoudre les difficultés ponctuelles du fait des grosses densités de population d’animaux dans certains espaces comme, par exemple, la concentration de sangliers.

 

Equilibres et déséquilibres écologiques

Biotope : milieu de vie, le « non-vivant ». Caractérisé par la qualité des 5 éléments indispensables à la vie : l’eau, l’air, le sol, la lumière, la température.

Biocénose : le « vivant ». Ensemble des êtres vivants coexistant dans un espace écologique donné, plus leur organisation et intéractions. Ensemble, le biotope et la biocénose forment un écosystème.

Colonisation : conquête d’un nouveau milieu ; mécanisme identique pour un animal donnée ; les colonisateurs sont principalement des adultes ou des larves.

Eutrophisation : processus par lequel des nutriments s’accumulent dans un milieu et/ou un habitat aquatique ou terrestre et déséquilibre l’écosystème. Degré d’eutrophisation, c’est l’état d’un milieu où les êtres vivants sont exposés à un excès chronique de nutriments.

 

Activités humaines :

Influence négative de l’homme sur la biodiversité :

  • introduction d’une espèce dans un milieu naturel
  • chasse intensive
  • consommation de viande
  • déforestation

Influence positive :

  • réintroduction d’une espèces
  • création de récifs artificiels
  • création de PN, PNR et de RN
  • organisations caritatives et associations

 

Espèces invasives : espèces s’étant établie et se reproduisant naturellement dans un domaine géographique dont elle n’est pas originaire et qui devient un agent de perturbation et nuit à la biodiversité.

Espèce endémique : une espèce est qualifiée d’endémique d’une région lorsqu’on ne la trouve  que dans cette région à l’état spontané.

Aire de répartition : zone géographique où une espèce est présente de façon continue ou disjointe. Zone où les conditions environnementales nécessaires à la vie de cette espèce sont présentes.

Niche écologique : place occupée par une espèces dans un écosystème. Somme des conditions nécessaires à une population viable de cette espèce. Paramètres physico-chimiques et biologiques.

Concurrence écologique : 2 espèces occupent la même niche.

Parasitisme : relation biologique dont un des protagonistes (le parasite) vit (en se nourrissant, en s’abritant ou en se reproduisant) aux dépens d’un hôte. Les parasités sont, quant à eux, appelés hôtes. Les organismes qui ne sont pas parasites sont qualifiés de « libres ».

Commensalisme : un type d’interaction biologique naturelle et fréquente ou systématique entre deux êtres vivants dans laquelle l’hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal. Le commensalisme est une exploitation non-parasitaire d’une espèce vivante par une autre espèce.

Symbiose : une association intime, durable et à bénéfice mutuel entre deux organismes hétérospécifiques (appartenant à des espèces différentes), et parfois plus de deux. Les organismes sont qualifiés de symbiotes, ou, plus rarement symbiontes (anglicisme) ; le plus gros peut être nommé hôte.

 

Biodiversité et écosystème

Biodiversité : diversité naturelle des organismes vivants. S’apprécie en considérant la diversité des écosystème, des espèces et des gènes dans l’espace et dans le temps, ainsi que les interactions au sein de ces niveaux d’organisation et entre eux.

Ecosystème : cf ci-dessus

Biotope : cf ci-dessus

Domaine vital : (ou territoire vital) aire où un animal vit ordinairement et qui suffit à répondre à ses besoins primaires.

Aire de répartition : cf ci-dessus

Biocénose : cf ci-dessus

Climax : état final d’une succession écologique et l’état le plus stable dans les conditions existantes. C’est un état qui est temporaire.

 

Photosynthèse et respiration

Photosynthèse : processus bioénergétique qui permet aux plantes, algues et certaines bactéries de synthétiser de la matière organique en utilisant l’énergie de la lumière du soleil.

6 CO2 + 6 H2O +🌞 donne C6H12O6 (glucose) +6O2

Donc durant la photosynthèse la plante absorbe du gaz carbonique (dioxyde de carbone), de l’eau et synthétise de la matière organique (glucose) et rejette de l’oxygène.

Les plantes absorbent la lumière grâce à des pigments appelés chlorophylles. Ces pigments convertissent l’énergie lumineuse en énergie chimique.

Les plantes sont les seul organismes à fabriquer leur propre nourriture.

Grâce à la fonction chlorophyllienne, les plantes sont les seuls organismes produisant de l’oxygène.

La photosynthèse ne se fait que le jour.

 

Respiration : se fait la nuit et dans une moindre mesure le jour (où la photosynthèse prédomine). C’est l’inverse de la photosynthèse

O2 + glucides (C,H,O) donne CO2 + H2O

 

Définition de l’espèce, évolution, classement des êtres vivants

Espèce : population ou ensemble de population dont les individus peuvent effectivement ou potentiellement se reproduire entre eux et engendrer une descendance viable et féconde, dans des conditions naturelles.

Evolution d’une espèce dans les temps : en biologie, l’évolution est la transformation des espèces vivantes qui se manifeste par des changements de leurs caractères génétiques au cours des générations. Ces changements successifs peuvent aboutir, à partir d’une seule espèce, à la formation de nouvelles « espèces-filles » . Le phénomène d’évolution permet d’expliquer l’origine de la biodiversité sur Terre.

Darwin illustre avec des observations détaillées la thèse que les espèces vivantes ne sont pas des catégories fixes mais se diversifient avec le temps, voire disparaissent.

Comme cause des changements qui se produisent peu à peu au sein d’une population il propose l’idée de la sélection naturelle, équivalent naturel et spontané de la sélection artificielle pratiquée par les éleveurs d’animaux domestiques. Les espèces sont profondément conditionnées par leur milieu naturel, aujourd’hui appelé écosystème.

Dans la très grande majorité des espèces, le nombre de cellules-œufs produit est bien plus grand que le nombre d’individus arrivant à l’âge de la maturité sexuelle et parmi ceux-ci, une partie seulement accède à la reproduction. Ainsi, seule une partie des individus formés se reproduit à la génération suivante. Il existe donc une sélection des individus perpétuant l’espèce, seuls les individus n’étant pas éliminés par les conditions environnementales pouvant se reproduire. Cette sélection a été baptisée sélection naturelle.

Parce que les individus d’une population possèdent des caractères héritables différents, et que seule une partie de ces individus accède à la reproduction, les caractères les plus adaptés à l’environnement sont préférentiellement conservés par la sélection naturelle.

De plus, le hasard de la reproduction sexuée rend partiellement aléatoires les caractères qui seront transmis, par effet de dérive génétique. Ainsi, la proportion des différents caractères d’une population varie d’une génération à l’autre, conduisant à l’évolution des populations.

 

Ressemblance morphologique : caractères analogues entre 2 espèces soumises au même contraintes environnementales, mais qui ne sont pas hérités d’un ancêtre commun (expliquée par le mécanisme de la convergence d’évolution ou évolutive).

En biologie de l’évolution, la convergence ou homoplasie est la présence chez deux espèces, de caractères analogues, d’une même adaptation, mais qui n’a pas été hérité d’un ancêtre commun. Elle résulte de deux évolutions indépendantes dans un même type d’environnement. Elle ne doit donc pas être confondue avec la symplésiomorphie qui désigne, au contraire, une similarité due à un ancêtre commun.

La convergence évolutive est interprétée comme le résultat d’une évolution vers une même réponse au sein de deux espèces soumises à un même problème adaptatif qu’il s’agisse d’une pression de sélection naturelle ou sexuelle.

 

Classement des espèces en genre et en familles

RECOFGE :

Règne (animal, végétal, champignons, protistes, archées, bactéries)

Embrachement (vertébrés, invertébrés)

Classe (mammifères par exemple)

Ordre (primates par ex)

Famille (hominidés par ex)

Genre (homo par ex)

Espèce (homo sapiens)

 

Contraintes physiques du milieu montagnard

Température

Pression atmosphérique

Luminosité

Hygrométrie

Enneigement

Vent

Pente

Altitude

Orientation des versants

Latitude

5 Comments

  • FAUCON Jp Répondre

    Marie bonjour,
    super ton site, c’est exactement ce qui manque pour la prépa au qcm.
    Niche écologique : wiki précise qu’il s’agit de la place fonctionnelle occupée par une espèce dans un écosystème, quant penses tu ?
    merci de me dire le sigle AOA

    • admin Répondre

      Bonsoir JP,

      C’est aussi une place fonctionnelle, oui. D’ailleurs voici quelques éléments recueillis au cours de l’UF2 :

      « En principe deux espèces ayant exactement les mêmes besoins ne peuvent cohabiter. Il y a forcément une compétition entre les deux (principe d’exclusion compétitive de Gause).

      La niche écologique d’une espèce, désigne à la fois une localisation et une fonction. A chaque espèce correspond, dans l’écosystème, une combinaison unique d’habitat, de régime alimentaire, de rythmes d’activité, de relations avec d’autres espèces.

      La connaissance de la niche écologique permet de comprendre la structure, l’organisation des écosystèmes et de répondre aux questions suivantes : comment, où et au dépens de qui se nourrit telle espèce ? Par qui est-elle mangée ? Comment et où se repose -telle ? Comment se reproduit-elle ? »

      AOA = aire optimale d’adhésion (voir parcs naturels)

      Bonne prépa et bon proba!

  • Jean-Phi Répondre

    Marie, merci de ces précisions, j’ai consulté ton site ce jour seulement et le proba est pour demain, bof bof. Je me suis essentiellement entraîné avec Wikipédia, j’ai constitué un book d’environ 200 pages avec qqs photos, le tout imprimé sur grammage 100 pour être plus rigide et résistant à l’impression couleur puis relié. Mais il est loin d’être aussi précis que ton site. Encore bravo. Le plus dur maintenant va être de le tenir à jour, ce qui doit constituer pour toi une charge de travail et de temps importants.
    J’ai innocemment laissé mon nom qui apparaît sur ton site, est-il possible de le remplacer par JP seulement ou jean-phi ?
    bon travail à toi, et bonne continuation pour tes UF restantes.

  • Gireau Répondre

    Bonjour Marie,
    Je commence seulement la préparation pour passer le probatoire courant mai-juin 2018. J’ai à peine commencé à faire mes 40 randonnées… Je trouve ton site très complet, bravo ! Juste une chose, les infos que tu as collectées sont-elles toujours à jour pour 2018 ?
    Merci encore de tout ce travail ‘-)
    Laurent

    • admin Répondre

      Bonjour Laurent,
      oui, les infos sont toujours d’actualité, le programme des connaissances à avoir pour le qcm sont, pour le moment, toujours les mêmes.
      Bonne préparation!

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